🔒 Sécuriser son site WordPress ou Joomla : erreurs fréquentes et bonnes pratiques

🎯 Cas concrets d’attaques sur WordPress et Joomla

1. Un plugin WordPress piraté : exemple de “Display Widgets”

En 2017, le plugin “Display Widgets” (plus de 200 000 installations) a été racheté par un développeur malveillant. Il y a injecté un backdoor pour publier du spam sur les sites utilisant ce plugin.

➡️ Conséquence : De nombreux sites se sont retrouvés à afficher des contenus illégitimes, parfois sans que le propriétaire ne s’en rende compte.

2. Joomla : faille SQLi dans le composant com_fields (2018)

Cette vulnérabilité permettait à un attaquant non authentifié d’injecter des requêtes SQL pour extraire les comptes utilisateurs.

➡️ Conséquence : Si votre compte admin n’est pas protégé, les hackers peuvent en prendre le contrôle.

3. WordPress mal configuré : accès libre au fichier wp-config.php

Sur un serveur mal sécurisé, ce fichier peut être accessible publiquement. Il contient vos identifiants de base de données.

➡️ Conséquence : Une compromission totale de votre site et de sa base de données.


🔐 Comment bien sécuriser son site WordPress ou Joomla

Voici les bonnes pratiques essentielles à appliquer :


✅ 1. Gardez votre CMS, vos thèmes et vos plugins à jour

C’est la base absolue. Les mises à jour corrigent des failles souvent exploitées par des bots ou des scripts automatisés.

  • Activez les mises à jour automatiques sur WordPress pour les plugins critiques.
  • Sur Joomla, utilisez une extension de surveillance des mises à jour (comme Akeeba CMS Update Notifier).

✅ 2. Supprimez tout ce qui est inutile

Chaque plugin ou thème inactif est une porte d’entrée potentielle.

  • Supprimez les extensions inutilisées.
  • Ne gardez que les thèmes/plug-ins de sources officielles (WordPress.org, Joomla Extensions Directory).

✅ 3. Protégez vos fichiers critiques

  • Sur WordPress : bloquez l’accès à wp-config.php, .htaccess, xmlrpc.php si vous ne l’utilisez pas.
  • Sur Joomla : limitez l’accès à configuration.php.

Exemple de code à ajouter dans .htaccess :

.htaccess

✅ 4. Utilisez un pare-feu applicatif (WAF)

Un Web Application Firewall permet de bloquer les attaques avant même qu’elles n’atteignent votre CMS.

  • Exemple : Imunify360, que nous avons installé récemment sur tous les sites hébergés chez nous, analyse et bloque les scripts malveillants en temps réel.
  • Sinon, des plugins comme Wordfence (WordPress) ou RSFirewall (Joomla) sont de bons compléments.

✅ 5. Activez l’authentification à deux facteurs (2FA)

Un mot de passe fort, c’est bien. Le 2FA, c’est mieux.

  • WordPress : Plugin “WP 2FA”, “Google Authenticator”, ou via une solution d’hébergement sécurisée.
  • Joomla : Activez la double authentification dans les paramètres utilisateurs.

✅ 6. Sauvegardez régulièrement… et testez vos sauvegardes

Utilisez des extensions comme :

  • UpdraftPlus (WordPress) ou Akeeba Backup (Joomla) pour automatiser vos sauvegardes.
  • Pensez à stocker vos backups en externe (cloud, FTP, NAS) et testez les restaurations de temps en temps.

✅ 7. Analysez régulièrement votre site

Des scanners peuvent détecter des fichiers infectés ou des comportements suspects :

  • WordPress : MalCare, Wordfence, Sucuri Scanner
  • Joomla : MyJoomla, RSFirewall

👉 Sur nos serveurs, Imunify360 scanne en temps réel tous les fichiers. Dès qu’un fichier suspect est détecté, il est automatiquement mis en quarantaine.


🧠 Conclusion